Ce n’est un secret pour personne, le monde est de nouveau en changement majeur. L’accès à l’information, le bien-être individuel et social, les défaillances d’un système économique… font monter dans la plupart des pays des vents d’innovations, de déploiement de l’autonomie et de l’art de vivre.

Les générations antérieures malheureuses d’avoir travaillé d’arrache-pied influencent-elles le monde?

Les préoccupations sociales se comparant facilement aux autres pays du monde forgent-elles une remise en question?

Les enjeux environnementaux nous obligent-ils à nous comporter différemment?

Notre société baigne dans une multitude de questionnements quotidiens, reflétant l’expression des désirs longtemps gardés tabous. Nous recherchons du bien-être au travail. Avoir le temps et les capacités de vivre une vie épanouissante plus proche de nos valeurs provoquent donc une série de changements.

Ces changements les entreprises les subissent en masse. Entre les consommateurs de plus en plus exigeants — payer moins cher, mais pour de la meilleure qualité, des résultats toujours plus rapides ou au contraire plus écologiques et plus éthiques — et des employés de plus en plus insatisfaits.

Jeu dans lequel, entreprises, consommateurs et employés ont embarqué sans tenir compte des conséquences qui, aujourd’hui,  nous amène à cette course à la performance, à la surconsommation ou la recherche de l’emploi idéal qui épuise tout le monde. Manque d’argent, perte de repères, recherche de son identité et de ses valeurs.

Sans parler des résistances aux changements. Le manque de confiance, la peur de perdre des acquis soi-disant confortables rendent les changements pénibles, douloureux, voire impossibles.

Alors quels sont les enjeux des entreprises au Québec?

Les entreprises emploient justement ces êtres humains pris dans le tiraillement créé par quelques-uns et cautionné par tous ou par une majorité de masse (sinon nous n’en serions pas là).

Système économique fluctuant, mains-d’œuvre insuffisante, grandes villes éloignées, une population vieillissante (l’âge médian est de plus de 40 ans selon : Statistique Canada, Recensements et estimations démographiques. Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques) et une jeune population trop faible pour la relève, une nouvelle génération exigeante…

Par exemple, au Québec, le personnel n’est pas assez qualifié et pour cause Le journal de Québec en octobre 2016 faisait mention « … des difficultés que rencontrent certains Québécois, diplômés, à trouver du travail à cause de l’analphabétisation dite fonctionnelle qui touche 53 % de la population de 16 à 65 ans.”

Ces enjeux sont extrêmement forts, car ils empêchent la stabilité des structures et menace même la viabilité des entreprises ne leur permettant, évidemment pas, de prospérer.

Comment les entreprises du Québec semblent-elles pallier à ces enjeux?

La concurrence, les exigences croissantes des marchés 
et l'évolution rapide et constante des technologies 
exigent un développement continu des compétences de 
votre personnel.       "Emploi Québec"

en offrant donc des subventions aux entreprises.

Le problème n’est pas nouveau. 
Le vieillissement de la population et la mutation 
des entreprises manufacturières québécoises 
— qui doivent se spécialiser pour se démarquer — augmentent 
les besoins en main-d’oeuvre qualifiée.

Paul Bélanger, professeur à l’UQAM, organisa même un colloque pour permettre aux entreprises de rencontrer le milieu de l’éducation afin d’améliorer et valoriser la formation professionnelle encore trop souvent mal perçu.

Depuis longtemps, le tourisme compte sur la main-d’œuvre 
étudiante pour pourvoir aux postes saisonniers durant l’été, 
et à temps partiel durant l’année scolaire. 
Or, des jeunes, il y en a de moins en moins.

Et on donc décidé de faire appel aux retraités.

  • L’immigration est aussi vue comme une solution, pour pallier à la main-d’œuvre manquante. Cependant, cette solution semble tout de même être complexe vu que les nouveaux arrivants semblent être victimes de discrimination sur le marché de l’emploi selon une étude de Julia Posca à l’IRIS

Quelles possibilités sont à envisager?

Il est évident que ces enjeux particuliers vont demander aux entreprises de devenir créatives et séduisantes pour embaucher du nouveau personnel ou garder leurs employés.

Les entreprises ne peuvent plus satisfaire les employés avec seulement un revenu. Elles doivent tenir compte de leur niveau de satisfaction. Ce dernier tient compte de plusieurs paramètres, dont :

  • Les valeurs de l’individu ;
  • Le niveau des défis ;
  • La formation ;
  • La conciliation travail/famille ;
  • La capacité à l’entreprise d’offrir des conditions de travail agréables;
  • Le sentiment d’appartenance…

Je pense que les défis qu’ont les entreprises sont intéressants parce que la transformation de notre société actuelle va redéfinir l’intérêt de travailler voire même de créer une entreprise.

Nous vivons une ère où les ordinateurs et les machines sont de plus en plus capables de travailler à notre place, dans une ère où l’éthique, le bien-être, les valeurs, les aspirations de chacun demandent à être respectés plus que jamais.

Je crois que nous allons voir émerger — et on le voit déjà — une nouvelle ère entrepreneuriale où les employés deviennent des collaborateurs. Des entreprises créatives capables de reconnaître les forces des individus qui peuvent les mobiliser afin de satisfaire des besoins communs.

Serez-vous ce type d’entreprise?

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